Ho chi minh city, saigon - The Report Earth

Ho Chi Minh City, version non officielle

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Ho Chi Minh, Saigon… Rien qu’à son nom, la cité vietnamienne réveille de doux fantasmes d’Orient et fait naître en chacun un flot d’images indistinctes.

Avec ses 9 millions d’habitants, la capitale économique du Vietnam est une cité boulimique et frénétique, une métropole commerciale et culturelle. Pour celle que tout le monde continue à appeler Saigon –sauf une poignée de fonctionnaires zélés – le contraste est roi et l’audace de rigueur. Hardi mélange entre vieilles architectures et buildings modernes, la ville fait preuve d’un audacieux dynamisme économique, avec un niveau de vie supérieur au reste du Vietnam. Ho Chi Minh, (HCMC pour les intimes) est un concentré d’énergie et de mouvement – et on ne parle pas seulement des hordes de motos qui envahissent les rues-.
Parfois considérée comme une porte d’entrée du Vietnam sans grand intérêt, la grande dame au fume-cigarette affiche pourtant un optimisme saisissant, chamboulée par une jeunesse impérieuse, animée par une frénésie de conquête. Et si la cité bouillonnante s’étend sur des centaines de kms, son centre-ville reste pourtant digne d’une cité de province. Hyperactive et multiculturelle, Saigon est réputée pour sa vie urbaine trépidante. Ici et là des pagodes majestueuses et des marchés fébriles et bouillonnants, partout des rues intemporelles juxtaposant des quartiers modernes peuplés de galeries marchandes et bars tendances. Et c’est là toute la beauté de cette ville énigmatique : la force avec laquelle elle entremêle ses deux mondes, son passé et son présent, tournée vers un avenir qui s’annonce plein de vitalité.
HCMC est grande, HCMC est vivante, et elle peut vite happer ses visiteurs dans son flot enivrant. Par où commencer ? Comment se perdre avec brio ? Comment rater brillamment les « visites incontournables » ? Simple ! Il suffit de beaucoup de désorganisation, d’un sens de l’orientation lamentable et d’une bonne paire de pompes.

Mouiller la chemise

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Au Vietnam, l’exercice physique est une tradition nationale et la plupart des vietnamiens pratiquent un sport quotidiennement. Il suffit de se balader très tôt le matin ou en fin de journée dans les parcs ou en bord de lacs pour s’enivrer de cet enthousiasme et cette vigueur générale. Car à force de s’enfiler nem sur nem, il va falloir penser à éliminer ! Alors on chausse les baskets et on prend exemple sur les plus âgés (ce sont eux les plus assidus qu’on se le dise !) : gymnastique chinoise, foot, badminton, volley-ball, roller, da cau (que l’on appelle « plumfoot » en France)… Il y en a pour tous les goûts ! Sinon, on peut aussi s’asseoir sur un banc, regarder les petits vieux s’agiter, les enfants s’époumoner, et manger des nems.

Se pavaner dans le downtown hispter de Saigon

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A Ho Chi Minh, le street art est encore timide et les aficionados du graff resteront sûrement sur leur faim. Pourtant des initiatives se mettent en place et c’est au cœur du district 9 que l’art devient moteur de développement : les artistes de tous horizons sont invités à participer au développement de cette aire créative. 3A Station est un endroit où les artistes et jeunes innovateurs travaillent ensemble pour faire de ce quartier reclu une zone alternative dédiée à l’art. Les entrepôts à l’abandon sont devenus de véritables lieux de vie et la cour un joli espace d’expression. Sur près de 2000m2 s’étendent galeries, boutiques haut-de-gamme et autre cafés cosy, régulièrement animés par des concerts et autres performances live. Ouvert officiellement en 2014, cet endroit alternatif est encore assez unique et fait la part belle aux idées novatrices.

Tester ses réflexes en traversant une rue

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Au Vietnam et à Ho Chi Minh en particulier, il y a bien longtemps que le boucan des mobylettes et autres scooters pétaradants a remplacé le glissement discret des bicyclettes sur le macadam. La ville compte aujourd’hui plus de 10 millions de bécanes, directement importées du grand frère russe. Si elles semblent de prime abord très archaïques, méfiez vous de leur résistance, mais surtout de l’agilité de leur conducteur. Sur la route, sur les trottoirs, les hordes de motos défilent dans un flot ininterrompu. Alors se promener dans la ville c’est sympa, mais il faut se faire une raison vous n’allez pas pouvoir rester à tout jamais sur le même trottoir à longer docilement les blocks de rue adjacentes : à un moment, il faudra bien traverser cette route ! Si l’exercice semble périlleux -voire inconscient-, il faut pourtant s’y essayer. On se rend compte assez rapidement qu’il est finalement plutôt aisé de passer au travers des motos. Il suffit d’avancer lentement mais sûrement, le regard vers la rive d’en face. Inutile de vous tortiller pour éviter les engins lancés à vive allure, ce sont eux qui vous éviteront. Vous avez les aisselles trempées, et le front qui perle, certes, mais vous avez réussi !

Acheter 10 théières, 1kg de crevettes séchées et 5 claquettes en plastique

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3 hectares, 1427 stands à l’intérieur, 1172 à l’extérieur, ouvert de 3h à 22h… Des chiffres affolants pour un lieu bouillonnant ! Ustensiles de cuisine, épices, matériels électroniques, habits, produits pharmaceutiques, médecine chinoise… Au marché Binh Tay, on trouve de tout ! Fondé durant l’occupation française, ce marché de grossistes est un moteur de la vie urbaine de la capitale du Sud. C’est à cet endroit que se tiennent les échanges commerciaux entre Hô Chi Minh-Ville et les provinces du delta du Mékong, mais aussi avec le Cambodge, le Laos, la Thaïlande … Ici pas de touristes, mais des centaines de vendeurs venus de tous les coins du pays qui s’agitent dès l’aube au milieu de ce joyeux brouhaha. Entre le va-et-vient des vendeurs ambulants et le flegme des grossistes perdus au milieu de leurs fournitures, la vie est intense au cœur de ce marché en effervescence permanente. A savoir : la vente est pour la plupart, réservée aux revendeurs mais si vous êtes prêts à acheter 5 fois le même article, alors vous ferez de bonnes affaires !

S’imprégner de spiritualité, de dévotion. Et d’encens.

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Si Ho Chi Minh se considère comme une métropole de la diversité religieuse, ce sont surtout ses somptueuses pagodes qui attirent quotidiennement une foule de bigots. Nichées pour la plupart dans le quartier de Cholon, elles offrent un joli aperçu de la dévotion des fidèles et donnent à voir de véritables merveilles architecturales. Dominant la ville du haut de sa tour imposante, la pagode Giac Liam fait figure de symbole fort de ferveur religieuse tout comme la pagode de l’empereur de Jade, au nord d’Ho Chi Minh. Enclavée entre les bâtiments modernes et autres buildings, elle invite pourtant à une véritable pause méditative. Une fois dans l’enceinte, on se sent hors du temps, enveloppé par les fumées d’encens et la sérénité qui s’en dégage. Non loin de là, la Pagode de Quan Am, une des plus vieilles du quartier, est aussi une des plus populaires. Parmi les plus remarquables, on trouve également le temple de Tam Son Hoi, rendant hommage à la déesse de la fertilité, la pagode Phuoc An Hoi Quan, la mosquée Cholon, ou encore la pagode Phuoc An Hoi Quan, où se pressent les vietnamiens avant un voyage.

Manger, boire et apprendre le vietnamien

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A la tombée de la nuit, c’est autour du lac de la tortue » (Ho Con Rua»), près de la cathédrale Notre Dame, qu’il faut aller clampiner. Tous les soirs, marchands et vendeurs de street-food s’y installent pour le bonheur de centaines de jeunes vietnamiens qui s’y retrouvent entre amis ou en famille. Si le parc en lui même ne paye pas de mine de journée avec sa sculpture centrale aux airs d’arbre mort et ses structures décrépies, le soir, le parc s’illumine et devient véritable lieu de vie. Sur place, on déguste un « Banh trang nuong », la fameuse « pizza vietnamienne » faîte de feuilles de riz cuites au grill et agrémentées d’oignons verts, de porc séché, de sauce chili ou encore d’œufs de caille. Ne manquez pas non plus le « Banh trang tron », cette savoureuse salade de feuilles de riz mixées à du calamar séché, de la mangue et autres garnitures étonnantes. Le spot idéal pour une soirée « à la locale » !

Se la jouer romantique le long des rives du fleuve Saigon

Dans la fraicheur du soir, pour fuir un instant le tumulte de la ville, nombreux sont ceux qui se retrouvent près des eaux douces du Saigon. Au crépuscule, la ville se pare de milles et une lumière, les badauds flânent le long des hôtels de luxe et autres boutiques de mode, tandis que s’affairent les camelots et restaurants nichés au milieu des ces immenses buildings. Sur les rives, les amoureux d’un jour et de toujours filent le parfait amour, voguant sous les cieux de la cité lumineuse. Et au Vietnam, on ne lésine pas sur le romantisme si on veut séduire !

Prendre de la hauteur, bière à la main

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Amis baroudeurs, on range claquettes et jogging, on laisse les Queshua à l’auberge et on se pare de ses plus beaux apparats (non le bandeau de randonnée n’en fait pas partie.) Direction les nombreuses tours qui grattent le ciel d’Ho Chi Minh pour s’envoyer une Bia Saigon, avec une vue imprenable sur la ville : Rooftop Garden Bar, : Chilli Sky Bar (AB Tour), le Breeze Sky Bar (The Majestic), le Shri Bar ( Centec Tour)…

Emmener ton date près du pont des lumières

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Dans le district 7, à Phu My Hung, le quartier des expats, les joggers essoufflés et couples alanguis font une halte près des flots colorés du pont des lumières (cầu Ánh Sao). A la lumière des étoiles, le pont déverse une cascade de couleurs et de lumière qui se jettent avec volupté dans la rivière Saigon. Dans ce quartier où les rues sont plus grandes, les motos plus rares, les boutiques plus luxueuses, le pont lumineux se fait témoin du Saigon moderne.

Organiser une chasse au trésor façon « Belle Époque »

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De l’Hôtel de ville à l’Opéra et son style français de la belle époque ou encore la cathédrale Notre Dame en briques rouges (un des monuments les plus typiques d’Indochine), Saigon possède un patrimoine colonial remarquable. Ouverte sur une véritable mosaïque urbaine, la cité conserve quelques joyaux de l’ère coloniale qui font le bonheur des visiteurs : difficile de ne pas tomber sous le charme de la Poste Centrale, dont la charpente a été réalisée par Gustave Eiffel et où l’agitation devient presque contagieuse ! Mais avec une croissance qui approche les 10%, Hô Chi Minh a besoin de nouveaux espaces, alors aujourd’hui les anciens bâtiments font place à des gratte-ciels et immeubles modernes. Une démarche qui partage la population : si certains voient dans ces bâtiments un « héritage colonial » douloureux et ne se sentent pas concernés par leurs destructions, d’autres tiennent à conserver ce patrimoine, à l’instar du collectif d’artistes « 3A », qui a réhabilité un bâtiment de l’ère coloniale pour en faire une galerie d’art. Mais les autorités veulent éviter ces questionnements, alors chut… Laissons l’histoire s’éteindre.

Et sinon, dans la catégorie classique on peut aussi (ou ne pas) :

– Faire un tour au marché Ben Than : le plus vieux et du plus grand marché de la ville. Un vrai attrape-touristes digne de ce nom !
Aller au musée des souvenirs de la Guerre pour comprendre un peu mieux ce qui s’est passé au Vietnam durant la guerre et les abus qu’ont subis injustement la population civile de l’époque. Pour les amoureux d’histoire ou ceux qui ont envie d’en savoir davantage sur ce pays, le musée d’Histoire, quant à lui, expose 4 000 ans de vie et de culture vietnamienne depuis l’âge de bronze.
Arpenter les tunnels de Cu Chi, pour appréhender l’enfer de la guerre du Vietnam. Le site historique devenu lieu très touristique divise l’opinion : si certains en font un devoir de mémoire d’autres y voient surtout un bel exemple de la propagande vietnamienne sauce communiste.
Faire la fête à Pham Ngu Lao Street, aka le « ghetto des voyageurs ». QG des backpackers, ce quartier rempli de marchés, de touristes, de restaurants et de bars.

Pour se déplacer dans Ho Chi Minh

Outre la marche en long en large en travers, on peut aussi opter pour le taxi certes, mais sachez que la ville comporte aussi un excellent réseau de bus. C’est sans aucun doute le moyen le plus économique et pratique pour se déplacer rapidement. Pour plus d’infos, possibilité de se procurer la carte du réseau à la gare routière située au parc du 23 Septembre près de Pham Ngu lao.


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