J'ai testé boxe Khmere, Cambodge - The Report Earth

J’ai testé un cours de boxe Khmère

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Le Pradal Serey (littéralement « Combat libre » en khmer) est une forme historique de ce que l’on appelle Kun Khmer ou boxe Khmère. Et si Phnom Penh et Battambang restent les centres historiques de la boxe khmer, il existe quelques clubs dans le pays (notamment à Siem Reap) pour s’entrainer, et découvrir cette tradition cambodgienne. Alors on enfile ses gants en cuir, on fait travailler sa souplesse et son agilité, et ne reste plus qu’à jouer des pieds et des mains!

Regain d’intérêt

Codifiée au Cambodge par l’administration coloniale française au début du XXe siècle, cette discipline militaire de corps à corps était autrefois en usage dans les armées de l’Empire Khmer au IXe siècle. A cette époque, les combattants portaient des bandages recouverts d’éclats de verre afin de blesser mortellement leurs adversaires lors des affrontements, notamment dans la province de Battambang. Encore aujourd’hui, des cambodgiens combattent pour subvenir à leurs besoins. Longtemps resté aux oubliettes, cet art martial connaît ces dernières années un regain d’intérêt chez les Cambodgiens, qui se retrouvent souvent le samedi autour d’une bière pour regarder les matchs à la télévision. Ce sport de combat attire en effet de plus en plus de jeunes pratiquants assidus, et ramène peu à peu des jeunes de la province khmère à le pratiquer.

Règles et techniques

Le Pradal Serey s’appuie sur quatre techniques principales : coups de poing, coups de pied (coups circulaires surtout ou coups de face pour repousser l’adversaire), coups de coude et coups de genou. Cette forme de boxe est particulièrement agressive mais il existe quelques règles fondamentales à respecter : interdiction de mordre, de frapper l’adversaire à terre, de donner des coups par derrière, de s’accrocher aux cordes. C’est l’arbitre qui met fin au combat quand l’adversaire ne peut plus se défendre. Réputée pour son style plus radical que les autres boxes asiatiques, elle fait appel à certains mouvements évocateurs… kla-krab (tigre couché) ou encore krapeu-ha (crocodile ouvrant sa bouche) !

Père de la boxe ?

Camps d’entraînement, accompagnement musical lors des combats, Kun Kru (rituel de danse)… Bien que semblable au Muay Thai, sa voisine thaïlandaise, cette forme de boxe est intrinsèquement Khmère, en témoignent les représentations de ces scènes de combat sur les bas reliefs des temples d’Angkor. D’après les Cambodgiens, c’est cette analogie qui serait à l’origine des conflits entre Thailandais et Khmers : à savoir à qui revient le titre de « Père de la boxe » ?


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