Luang Prabang, The Report Earth

Luang Prabang, entre douceur et élégance

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On ne vient pas à Luang Prabang pour visiter un site en particulier, on y vient surtout pour l’ambiance zen qui émane de cette ville fluviale et royale. Plus de vingt ans après son classement au patrimoine mondial de l’Unesco, cette cité sacrée attire aujourd’hui tous les regards.

Luang Prabang, The Report Earth

Plus belle, plus prospère et plus fragile, Luang Prabang, connaît un dynamisme sans précédent. Située au nord du Laos, cette ancienne capitale du Royaume des millions d’éléphants attire de nombreux visiteurs en quête de sérénité et de quiétude. Souvent considérée comme la nouvelle perle de l’Asie du Sud-Est, la coquette métropole de 50 000 habitant reste une ville à taille humaine, qui se visite facilement à pied.

Une cité coloniale au cœur de la jungle!

Nichée sur une jolie péninsule au confluent du Mékong et de la rivière Nam Khan Luang Prabang s’étend sur une langue de terre, tout en longueur, à environ 600m d’altitude. Etalée sur sa presqu’île entre fleuve et rivière, la cité sait jouer de ses charmes, égrainant harmonieusement sur ses berges aux flots couleur ocre, collines verdoyantes et forêts tropicales, reliefs escarpés et jungle luxuriante. Partout de très beaux arbres (tecks, tamariniers…), mais aussi de nombreuses cultures (cacahuètes, pois verts…). Ce n’est donc pas un hasard si des ermites et rois très éclairés décidèrent il y a des siècles, d’édifier Luang Prabang, auprès du légendaire Mékong, «La Mère des eaux».

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La ville a depuis bien changé, défendue à l’époque par les colons français contre des mercenaires chinois, entre autres. Classée en décembre 1995 au Patrimoine Mondial de l’Unesco, alors qu’elle tombait en ruines, la cité royale a indéniablement été sauvé et a ainsi conservé ce doux mélange d’influences laotienne, française et bouddhiste. Entre ses maisons de bois sur pilotis, ses jolies demeures coloniales françaises, ses temples restaurés ou son incontournable palais royal, Luang Prabang a su preserver son charme, sa culture et une part de son art de vivre. Ici peu de bâtiments modernes, inutile de lever les yeux au ciel : tout se passe à l’horizontal, au cœur des quartiers coquets et douillets de la cité sacrée. Sur les plans historiques et culturelles, nombreux sont ceux à lui attribuer le très convoité titre de la ville la plus riche du Laos ! Il faut dire que la cité rivalise d’atouts pour séduire visiteurs et locaux.

Beauté et sérénité

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Il suffit de prendre de la hauteur sur le sommet du Mont Phousi pour s’en rendre compte. Il vous en coûtera certes une petite suée après l’ascension des 328 marches, mais le spectacle mérite l’effort: une vue à 360° sur Luang Prabang permettant d’appréhender la beauté de la ville. Et la foule de touristes qu’elle attire… ! A l’heure où le ciel rougeoie et jette ses derniers feux, le mont est assailli par une nuée de touristes qui s’y retrouvent pour observer le soleil passer derrière les collines et teinter le Mékong d’un rose soyeux. Cette ascension est aussi l’occasion d’une douce retraite spirituelle : ici et là, des temples anciens imprègnent l’endroit d’une zénitude quasi contagieuse. Au milieu d’un chaos de rochers, se dresse le that wat Chomsi, un stupa de 20m de hauteur, érigé sur une pyramide à trois gradins ; pour le trouver, repérez la fine flèche doré qui le surmonte. Plus loin, le wat Pa Houak, un tout petit temple très ancien, aux magnifiques sculptures de bois.

Temples au m2

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Car malgré sa petite taille, Luang Prabang est la ville qui abrite le plus de temples au km2 : pas moins de 32 temples ! Le Wat Mai, à côté du Palais Royal, le plus grand de la ville, le Wat Aham, un temple vénéré par les locaux (il abriterait les esprits protecteurs de la ville !), le Wat Visoun entièrement reconstruit selon les croquis de Delaporte, ou encore le Wat Xieng Thong, seul temple à avoir été épargné de la destruction durant l’invasion des Pavillons Noirs. Situé entre deux rivières, c’est probablement le plus beau de la ville avec ses somptueuses sculptures en bois et mosaïques colorées.
C’est son isolement, lié à sa situation géographique et son histoire, qui a permis à Luang Prabang de préserver son atmosphère infiniment sereine. Et cette ferveur bouddhique unique n’est jamais aussi vraie qu’aux petites heures du jour, lorsque les bonzes, pieds nus, se préparent à la rituelle quête matinale des offrandes (le tak bat). En longues files couleur safran, ils déambulent, aumône à la main, dans les ruelles encore fraiches, où les habitants agenouillés devant leur maison, leur offrent le premier riz du matin. Ces instants de méditation ont aujourd’hui dépassé leur vocation dévotieuse et attirent une ribambelle de touristes qui se mêlent outrageusement à la scène. Appareils photos braqués sur les bonzes, agglutinées dans la très touristique rue Sisavangvong les foules agitées jouent des coudes pour décrocher LA photo sensation. On est loin du rituel supposé silencieux qui honore la religion bouddhiste…

Victime de son succès?

En effet, Luang Prabang a été bouleversé ces dernières années, à la faveur d’un succès touristique mal maîtrisé, et semble parfois perdre de son aura spirituelle. Les prix flambent, les sourires se font souvent absents et les habitants peu enclins à l’échange. Heureusement, la ville parvient à conserver malgré tout son charme d’antan et reste une cité où il fait bon flâner de jour comme de nuit. Près du marché nocturne ou autour des gargotes alléchantes, d’où émane le doux fumet des brochettes et autres spécialités locales, on apprécie l’ambiance sereine de la cité.
Ici, le temps semble avoir suspendu son vol et on se surprend à rêvasser devant les méandres animés du Mékong ou errer le nez en maraude dans les venelles de la cité royale. Une histoire chargée et parfois mouvementée, une atmosphère paisible et nonchalante, voici toute la richesse de Luang Prabang.

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