Route mort, top à faire à la paz, the report earth

Tops 10 des choses à faire à la Paz

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Oppressantes, étouffantes, touristiques… Même si les capitales ou grandes villes ne vous attirent pas, il faut absolument faire un tour par La Paz et apprendre à la connaître. En long, en large et en travers…! Moins visitée que la plupart des grandes villes sud-américaines, La Paz regorge pourtant de sites à découvrir et d’activités insolites, portées par une culture autochtone très prégnante.

S’offrir une vue panoramique sur La Paz

L’une des meilleures choses à voir à La Paz est La Paz elle-même. Outre le point de vue qui s’offre sur la ville en arrivant à l’aéroport, celui qui se découvre depuis le mirador Kili Kili, n’en reste pas moins saisissant. Situé dans le quartier de Villa Pabon, à 4km du centre, cet ancien belvédère, autrefois utilisé par l’armée et les révolutionnaires dans l’histoire de la Bolivie, donne à voir La Paz dans toute sa splendeur.
Pour s’y rendre : micros 22, P ou W (les verts !) depuis la calle Potosi ou simplement emprunter un taxi. Y aller de préférence tôt le matin, voire aux aurores pour apprécier le lever de soleil sur la ville. Les plus téméraires et randonneurs émérites pourront s’y rendre à pied, en une petite heure de marche.

Pour varier les plaisirs – et les points de vue-, rendez-vous dans le parque Monticulo sur les hauteurs du quartier Sopocachi. Un des lieux les plus romantiques de La Paz, où les amoureux se retrouvent le samedi pour immortaliser leur idylle, au dessus des toits de la Paz, avec les montagnes comme toile de fond. Au cœur d’un joli parc boisé, planté de grands cyprès et d’eucalyptus, on s’offre une vue sur toute la partie Sud de la Paz, surplombée notamment par l’Illimani. A ne pas manquer au crépuscule, quand les lumières de la ville s’allument peu à peu.
Pour s’y rendre: micros 254, 262, 277, Microbuses des lignes “M” et 2

Vue panoramique, teleferico, la paz bolivie - The Report Earth

Le téléphérique : depuis son inauguration en 2014, le téléphérique ne désemplit pas et permet à tous de profiter des vues panoramiques sur la ville pour 3 Bs seulement. Fort d’être le transport par câble le plus long et le plus haut du monde, le téléphérique, Mi Teleferico, offre un panorama complet sur la vallée en moins de 10 minutes. Seulement 3km séparent la station centrale, dans le quartier historique, de la station « 16 Juillet » d’El Alto, pourtant, vue d’ici, la capitale bolivienne semble blottie au fond d’une cuvette, 500 mètres plus bas !

La feria 16 de Julio

Peu de touristes dans ce coin. C’est ici que l’on retrouve la plus grande concentration de peuples autochtones en Amérique latine : parmi eux les Aymaras, qui représentent 76% de ces populations. Chaque jeudi et dimanche, la Plaza Ballivián se transforme en immense marché à ciel ouvert, le plus grand et le plus haut perché du monde (5000m d’altitude, 200m plus haut que le Mont Blanc !). Des armes à feu, des DVD, des tissus, des gants de boxes, etc… On y trouve tout et n’importe quoi à bas prix ! Y aller pour l’ambiance et pour s’approcher du bord du canyon de la Paz.
Pour s’y rendre : prendre n’importe quel transport qui indique ‘Ceja’, en demandant à s’arrêter près de la Feria 16 de Julio. (minibus de la place Pérez Velasco). Le jeudi et dimanche, jusqu’à 15h.

Mercado de las brujas (marché des sorcières)

Marché sorcière, la paz bolivie - The Report Earth

Des poudres étranges, des pierres magiques, des potions mystérieuses, des grenouilles et insectes séchés, des herbes aromatiques, etc… Vous trouverez ici toutes sortes de bizarreries pour soigner les maux les plus divers! Tenus par les cholitas en habits traditionnels, les stands du Mercardo de Hechecería ou Mercado de las Brujas regorgent d’objets symboliques dans la culture Aymara. Vous pourrez également y rencontrer quelques Yatiris, reconnaissables à leur chapeau andin ou bonnet mou, besaces à deux poches en main: ils soignent les malades et lisent l’avenir. Inutiles de leur demander de lire le vôtre, les gringos se font généralement gentiment refouler, mais vous verrez sans doute la Haute de la Paz consulter un kallawaya, un sorte de Yatiri plus cher qui traite également les malédictions. Si vous envisagez de faire construire, n’oubliez pas d’acheter l’incontournable fœtus de lama séché… On en enterre encore aujourd’hui sous chaque nouvelle construction ; de la même manière, il est de coutume de sacrifier un bébé de lama blanc et de répandre son sang autour de la nouvelle maison en guise de crémaillère.
Pour s’y rendre : autour des carrefours des calle Santa Cruz, Illampu, Linares et Jimenez

La Zona Sur : la vallée de la Lune

Valle Luna, la paz bolivie - The Report Earth

En chemin, on traverse d’abord la Zona Sur, le quartier chic et bourgeois de La Paz, avant de suivre le Rio Choqueyapu, le plus important de la ville. Peu avant d’arriver sur la vallée, on longe le quartier fermé d’Aranjuez (repaire des politiciens, diplomates et d’une poignée de narcotrafiquants), là où la peau est plus claire et l’argent plus facile à débourser. Enfin, coincée au creux d’une cuvette, la Valle de la Luna apparaît, lunaire et irréelle. Stalagmites géantes, gorges déchiquetées, concrétions filiformes… Ce sont les eaux du canyon qui ont érodé la roche très friable de cette argile ocre clair. Armés de bonnes chaussures, on se promène dans cette forêt minérale, à travers les dizaines de sentiers serpentant ce parc naturel. Au loin, se détachent les montagnes rougeoyantes. Chaque pas, chaque virage, est l’occasion de découvrir un nouveau point de vue. De là on peut apercevoir celle que l’on appelle la Muela del Diablo (la « molaire » du Diable) : ce pic, à la forme de molaire à l’envers, ou de canine à l’endroit, (on ne va pas chipoter sur la dentition!), peut s’escalader –avec un équipement adapté – et offre à son sommet un superbe panorama sur La Paz. Un court trajet de 10 km du centre de La Paz qui vaut vraiment le voyage !
Pour s’y rendre : prendre le minibus n° 231, 273, 351 ou 379, calle Murillo ou Mexico, ou le micro jaune n°11 qui passe calle Murillo, place del Estudiante ou sur l’avenue 6 de Agosto. Attention assez rares le matin. Comptez 1h de trajet. Du terminus, marchez 2km pour arriver à la vallée. Possibilité d’arrêter un taxi pour l’aller et le retour qui vous attendra le temps de la visite (compter 100-120 Bs. Autre solution : les visites organisées par La Paz City Tout, partant tlj à 10h30 et 13h30 depuis la place Isabel la Catolica (lapazcitytour.net), compter 60 Bs, durée 1H30, mais on ne reste qu’une vingtaine de minutes sur place. Entrée du site seule : 15Bs, compter environ 45mn de visite.

Gravir Chacaltaya

Chacaltaya, a paz bolivie - The Report Earth

Pas besoin d’être « andiniste » ni même un alpiniste chevronné pour monter à Chacaltaya et apprécier à sa juste valeur la Cordillère Royale. A une heure en voiture de La Paz, cette mythique montagne, plus haute station de ski au monde, est accessible à tous. Depuis le centre de La Paz, on traverse « El Alto » avant de fondre sur Chacaltaya. Sur la route, le paysage est surprenant : on y découvre les lagunes bleu turquoise, les sommets blanc neiges des montagnes, le vert prairie des plaines en contrebas, l’ocre des pierres et concrétions rocheuses. En arrivant à Chacaltaya, l’altitude et les 5300 mètres se font vite ressentir. Mais du refuge, il faut encore grimper 100 mètres pour atteindre le sommet et profiter du panorama. En quelques dizaines de minutes, on peut alors gravir à pied la dernière arête et accéder à une vue magnifique sur une grande partie de la Cordillère Royale, notamment le Nevado Illimani, le Huayna Potosí et le Condoriri. Y aller de préférence un jour de beau temps : avec un peu de chance, vous pourrez apercevoir au loin le lac Titicaca, les nuages recouvrant les Yungas (partie amazonienne de la Bolivie), l’Altiplano, les volcans Nevado Sajama (point culminant de la Bolivie), Parinacota et Pomerape ou encore une bonne partie de La Paz.

Route de la mort

Route mort, la paz bolivie - The Report Earth

Puisqu’on est tout haut, il n’y a plus qu’à redescendre ! C’est à bord d’un minibus que l’on grimpe jusqu’au col de la Cumbre (4660m), à 23km de La Paz, VTT sur le toit, avant de s’équiper, tels des guerriers pour la Grande descente. C’est sur la nouvelle route goudronnée que se lance d’abord le convoi de vélos, dans un froid saisissant. Montagnes, vallées et lagunes… les paysages défilent à toute vitesse. On suit alors le macadam sur une trentaine de kilomètres, avec, quelques passages en minibus quand ça remonte ! Peu à peu les vallées pelées de l’Altiplano cèdent la place à une végétation plus dense, le climat se fait plus tempéré, et tandis qu’on descend en altitude, le thermomètre remonte lui en flèche, invitant chacun à faire tomber la camiseta de protection ! Enfin, au km 54, on attaque pour de bon la route de la Mort. En fait de route, il faudrait plutôt parler de chemin : la piste, caillouteuse et tortueuse, qui était jadis l’un des axes les plus fréquentés de Bolivie, évolue à flanc de précipice. Difficile d’imaginer le trafic qu’il devait y avoir à l’époque lorsque bus et camions se croisaient aux bords de ces falaises. Dans les années 90, on estimait que 200 à 300 voyageurs se tuaient chaque année sur cette route, soit un véhicule toutes les deux semaines ! Sur le bas-côté, des croix marquent encore les accidents fatals qui s’y sont produits. Au beau milieu de la fantastique forêt de nuages des Yungas. on dévale la pente, mains crispées au guidon. Arrivée 32km et 2h-3h plus tard à Yolosa, après avoir dévalés 3500m de dénivelé! C’est les avant-bras bien endoloris par les vibrations mais boostés par l’adrénaline de cette expérience insolite que l’on file se détendre au bord de la piscine voisine ! Sensations garanties !

En pratique
De nombreuses agences proposent ce tour à La Paz, à des prix variés. Il est capital de regarder la qualité et l’entretien des VTT. A savoir que les accidents ne sont pas rares, d’où la nécessité d’avoir un bon équipement et de s’assurer du sérieux de l’agence qui vous accompagnera. Un VTT de base suffit, n’oubliez pas lunettes de soleil et vêtements chauds (pour le début !)
Barro Biking (calle Sagarnaga 288, galerie Las Brutas, local 20 – barrobiking@gmail.com – Tlj 9h-19h) Bon matos (VTT à freins hydrauliques, vasque, combis intégrales… et pour les souvenirs Tshirts et DVD de votre descente offerts à l’arrivée ! Comptez 400-500 Bs selon le VTT choisi (simple ou double suspension) : transfert, équipement, petit dej au départ, déjeuner et plouf dans la piscine à l’arrivée. Groupes restreints et guides qui ne poussent pas à la roue.. 10% de réduction à partir de 2-3 personnes

Marchés de la Paz

Les marchés font partie intégrante de la vie quotidienne de La Paz. Profusions et couleurs chatoyantes, odeurs exotiques et étonnantes… arpenter les marchés de la Paz, c’est partir à la rencontre de l’âme de la ville. Chapeaux, tissus, art baroque, bonnets en laine, bijoux en argent, bois précieux, masques…Les marchés de cette cité animée regorgent de trésors ! On les connaît sous trois appellations différentes : khatu, qui est le terme aymara ; tambo, qui désigne les petits marchés se tenant dans les cours coloniales des alentours de la Sagarnaga, et le traditionnel mercado. Extrêmement vivant et coloré, le Mercado Buenos Aires (marché de rue s’étendant de la plaza de Los Heroes jusqu’à l’avenue Buenos Aires), est un vrai souk à la bolivienne, avec ses spécialités par rue.

Cimetière bolivien

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Visiter un cimetière ? Saugrenu ? Non. Les cimetières méritent le détour et font partie intégrante de l’histoire du pays. Leur particularité ? Les défunts y sont entreposés au sein de petites cases, dans de grands blocs séparant les diverses allées. Une véritable ville dans la ville ! Les petites cases sont très souvent vitrées, laissant apparaître le nom du défunt à l’intérieur, mais aussi des fleurs, un peu d’eau et parfois même d’autres boissons… Après quelques années – dont le nombre dépend des conditions du décès – les corps des défunts sont retirés des cases, le crâne est alors rendu à la famille et le reste du corps est incinéré. Les familles vont garder à la maison les crânes de leurs défunts, ou au moins l’un d’entre eux et en prendre grand soin, avec un rituel bien établi : le jeudi et le samedi, on les éclaire d’une bougie blanche, le mardi et le vendredi, d’une bougie noire. Chacune ayant sa propre signification : apporter la santé, la réussite dans les affaires, etc. Le début du mois de novembre annonce l’heure des célébrations des crânes. C’est alors le moment de les remercier pour ce qu’ils ont amené dans l’année : réussite bonheur, santé, etc. C’est aussi l’occasion de « réunir » les familles et leurs défunts, lors de célébrations très heureuses et festives !

Lutte des cholitas

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C’est dans le Centro Multifuncional del Alto, que se déroule tous les dimanches, un spectacle aussi insolite que théâtral. Vêtues de leurs traditionnelles jupes plissées, coiffées de deux tresses attachées entre elles, surmontées d’un chapeau melon posé en équilibre sur leur tête, les cholitas se livrent à un combat sans merci sous l’œil amusé des boliviens en famille. Fières et ainsi accoutrées, les jeunes femmes enchainent acrobaties fracassantes, virevoltes et claques furtives, dans un délire de cris de rage et de jets de coca ! Face à elles, leurs adversaires, des hommes au visage masqué, ne font pas le poids. Timides et prudes durant la semaine, les cholitas sortent de l’ombre le dimanche après-midi, pour ce show kitchissime, véritable théâtre de l’Altiplano. Depuis une dizaine d’années, « Les Titans du Ring», véritable combat de catch folklorique d’El Alto, attire de plus en plus l’intérêt des médias et des touristes. Mais derrière le succès de la lucha libre en Bolivie, se cache une réalité moins joyeuse : la Bolivie, comme la majorité des pays latino-américains, est un pays machiste, où les violences faites aux femmes sont un problème de société d’envergure. Ce spectacle où les cholitas sortent toujours victorieuses face aux hommes, est à la fois une manière de dénoncer ces violences et de redonner courage et fierté aux femmes. Les plus célèbres, telles que Juanita « la Cariñosa » (« la Tendre »), Elizabeth « Roba corazones » (« l’Attrape-cœurs ») sont aujourd’hui des symboles de femmes fortes et indépendantes et incarnent ainsi le renversement des rôles en Bolivie.
Pratique : le dimanche, aux alentours de 17h. Entrée : 50 Bs pour les étrangers. Possibilité de passer par agence, compter environ 80 Bs le tour avec le transport. Par exemple : Cholita Westrling, Gral Gonzalez et Almirante Grau, à San Pedro (cholitawrestling.com, vente des billets lun-ven 15h-19h, sam 9h-17h30, dim 10h-14h) : pour une place au 1er rang, un guide anglophone, des snacks et une séance photo avec les cholitas à la fin.

Ruines de Tiwanaku

Tiwanaku la paz bolivie - The Report Earth

Perdue au beau milieu des plaines désertiques de l’Altiplano bolivien, à 3850 mètres d’altitude, la cité de Tiwanaku est surement une des cités pré-colombiennes les plus mystérieuses d’Amérique du Sud. Si elle fut la capitale d’un puissant empire préhispanique, les archéologues, après plus de 150 ans de fouilles, ne parviennent toujours pas à se mettre d’accord pour dater la cité de Tiwanaku. Si l’on peut sans aucun doute, considérer Tiwanaku comme l’ancêtre de la civilisation Incas, ses origines restent floues, faute de traduction de leurs symboles et de leur langue. Certains affirment qu’elle date d’il y a 4.000 ans, et d’autres pensent qu’elle est bien plus ancienne : 8.000 ans ou plus ! Les vestiges de ces monuments témoignent de l’importance culturelle et politique de cette civilisation. A moins de 2h de route de La Paz, c’est donc un voyage au cœur de la culture inca qui s’offre à vous !

Et ne manquez pas…

Nuit dans la Paz

Nuit la paz bolivie - The Report Earth

Si la Paz est étonnante de jour, elle est aussi vibrante de nuit ! Loin du brouhaha quotidien et de son trafic anarchique, c’est une constellation de lumières jaunes et bleues qui s’étend sur la cité. Les étoiles se mêlent aux halos scintillants, tandis que les marchands à roulotte de soupes et poulets déambulent dans les ruelles animées. Les places fourmillent, les bars se remplissent, les flancs des montagnes s’illuminent à perte de vue. Une expérience à vivre !


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